Follow:
Accueil, Ma life, Parentalité, Un peu de moi

Ce jour là, j’aurais mieux fait de me taire !

C’était l’année dernière, fin mai, un samedi ensoleillé, le lendemain nous partions pour une semaine de vacances au soleil, bref, c’était une belle journée. Vers 13h, je reçois un texto de notre nounou nous réclamant son salaire du mois avant notre départ (je précise que ce jour-là, nous étions le 26 du mois). Mettons dès à présent de côté le débat sur l’opportunité de sa demande, là n’est pas le cœur du sujet, les fins et les débuts de mois peuvent être difficiles, je peux le comprendre. Cela dit, pour que vous puissiez comprendre ma petite histoire, je dois vous indiquer quelques menus détails concernant ma nounou.

Il y a un an, jeunes parents naïfs et innocents d’un bébé de 6 mois, nous faisions nos premiers pas dans le monde de la garde partagée en ayant remporté une première grosse bataille : trouver une famille sympa et une nounou de confiance.

Notre statut de jeunes parents est ainsi monté en grade pour devenir parents employeurs… Wouah quelle aubaine ! A nous le calcul du salaire, des heures de récup, la compréhension de la différence du salaire au forfait ou au réel, etc…

A nous aussi la joie des rapports humains, autres que ceux que nous avons avec nos collègues de travail, nos amis ou notre famille, où la diplomatie, l’arrondissement d’angles et le contrôle de soi sont encore plus de rigueur…

Faisant confiance à notre feeling, seul baromètre utilisable face à cette première expérience, c’est néanmoins rassurés que nous avons confié Choubidou à M.

Les débuts ont été difficiles, après quelques jours seulement de garde, je récupérais Choubidou en ayant face à moi une nounou désarmée au bord du burn out m’expliquant que mon fils était hyper actif et capricieux.

La cerise sur ce gâteau absolument indigeste fut la suite du commentaire : « qu’une séance d’ostéo serait un vrai cadeau à lui offrir pour le défaire de ses tensions » (mots pour mots).

Toute maman sait qu’il est absolument insupportable d’entendre le moindre jugement sur ses enfants… alors imaginez-vous quand cela sort de la bouche d’une nounou que vous ne connaissez que depuis une semaine !

Bref, en plus de gérer ma reprise du boulot et la séparation avec mon fils, je devais aussi gérer le fait qu’il soit un démon (alors qu’en réalité, il s’agit plutôt d’un enfant facile).

Le pauvre n’a même pas bénéficié de l’excuse de ne pas être chez lui, d’avoir changé d’environnement et de ne plus être avec sa Môman…Vraiment dommage que la nounou n’ait pas eu la jugeote de dédramatiser la situation, dommage que je n’ai pas eu à ce moment-là la présence d’esprit de la renvoyer dans ses buts (difficile d’échauder une nounou qui garde en otage votre fils 10h par jour…).

Quelques jours après, M. nous a demandé de constituer une cagnotte pour le cas où il pleuvrait au moment de la promenade avec les enfants et qu’elle doive s’arrêter dans un café pour s’abriter, ce qui signifie en langage décodé : « Pourriez-vous me payer mon café quand je sors vos enfants ? » Requête que nous avons bien entendu gentiment refusée.

Ces deux micro événements, mine de rien, je ne les ai jamais digérés. J’ai seulement réussi à les mettre de côté faute de pouvoir faire autrement. Et puis la nounou ne m’a jamais complètement convaincue, j’ai souvent eu l’impression qu’elle organisait ses journées en fonction d’elle et non des enfants.

Bref, nous revenons à ce jour de mai, nos valises sont quasi bouclées, et nous voilà encombrés de devoir nous organiser pour poster le chèque de la nounou. Ce n’est rien vous me direz, mais moi ça m’a gonflée, parce que la nounou me gonflait depuis un bout de temps et quand ça me gonfle, je m’énerve vite, très vite…J’ai préparé un texto à la maman avec qui nous partagions la garde pour l’en informer. Je termine mon texto avec cette élégante formule : « elle fait chier ».

Ce texto a eu un bien triste destin… puisqu’il a atterri non pas dans la boîte de réception de l’autre maman mais… de la nounou !

J’ai vu mon doigt cliquer sur envoi, j’ai vu à ce moment-là que le nom du destinataire n’était pas le bon, la barrette verte s’est avancée… envoi en cours… j’ai supplié le bras en l’air, téléphone au bout du bras tous les dieux existants de faire en sorte qu’il y ait un problème de réseau (pensant qu’au-dessus d’1,70m, le réseau pouvait être défaillant…).

En 2-2, le SMS fut envoyé et réceptionné, et quasiment aussi instantanément, notre nounou nous annonçait sa démission… j’exagère à peine ! Ambiance ! Nous n’étions pas encore en vacances, mais celles-ci étaient déjà flinguées… comment gérer le retour sans nounou, comment gérer la recherche d’une nounou de mon transat ? ET ACCESSOIREMENT comment me défaire de cette culpabilité de nous être mis dans cette merde internationale ?

 Les trois premiers jours n’ont pas été très joyeux, je suis du genre à ruminer tant qu’un problème n’est pas réglé… et là, je pouvais difficilement régler quoi que ce soit, Chéri essayait tant bien que mal de rattraper les choses avec la nounou, à qui j’avais envoyé (hypocritement) mes plus plates excuses par courrier juste avant de décoller…

Finalement, Chéri obtint d’elle qu’elle assure la garde des enfants pour les dix jours suivants notre retour, ce à quoi elle donna une condition : ne plus jamais avoir affaire à moi.

Elle m’interdisait donc d’emmener ou d’aller récupérer mon fiston, ce que, en plus du principe de nous imposer ses conditions, nous n’avons pas accepté. Tant pis, nous n’allions pas nous faire dicter notre conduite, ma fierté n’a fait qu’un tour, il n’était plus question de lui confier ne serait-ce qu’une heure supplémentaire Choubidou,

Voilà comment nous nous sommes retrouvés sans nounou du jour au lendemain ! Je crois au destin, j’ai vite déculpabilisé en me disant que mon SMS était finalement un acte manqué, et un mal pour un bien. Nous en sommes définitivement convaincus quand nous voyons comment notre nouvelle nounou, (trouvée deux semaines après) une vraie perle, s’occupe des enfants.

Comme quoi, une grosse boulette peut parfois s’avérer positive !

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
Share:
Previous Post Next Post

You may also like

1 Comment

  • Reply jolis biais

    je découvre ton blog et…j’adore!! à bientôt

    2 avril 2013 at 23 h 43 min
  • Leave a Reply