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De l’art de devenir parents

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Être parents quelle histoire ! Evidemment c’est chouette, personne ne vous dira le contraire, mais bon sang il y a certaines périodes qui sont vraiment difficiles à vivre. Si normalement les 2 1ères années de vie de Bébé doivent vous laisser plus ou moins tranquille au sujet de l’éducation, ça se corse bien après. En général d’ailleurs, alors qu’on est encore toute naive et ébahie devant son bambin et les moindres progrès qu’il réalise, à aucun moment, je dis bien AUCUN on ne se doute de ce à quoi nous serons confrontés quelques mois plus tard. Moi en tous cas, ce fut mon cas.

A l’époque, avant d’avoir Jules, mon sujet numéro 1 était l’accouchement, que dis-je, non pas un sujet mais carrément une phobie. Le genre de phobie que vous trimballez depuis l’enfance à cause d’un film soit disant éducatif qu’on vous a montré au cours élémentaire, vous voyez ? Pour tenter de contrer cette furieuse phobie, je me suis beaucoup documentée pour tout savoir sur le déroulé de l’accouchement et ses suites. Le jour J je savais tout, enfin quasiment tout, je savais ce qui pouvait arriver, je savais ce qui arriverait 2, 3, 4 jours après etc….En maîtrisant tout cela, j’ai pu un peu dompter ma trouille légendaire et finalement tout s’est bien passé globalement. Rien à déclarer, pendant et après, pas de baby blues, l’autoroute du bonheur était devant nous !

Ensuite, tout s’est fait naturellement, je ne me suis jamais vraiment inquiétée au point de devoir m’acheter des livres pour trouver des réponses à mes questionnements. Ce fut ainsi jusqu’à l’arrivée du petit frère de Jules. Passons les sombres détails d’une période bien morose dont je vous ai déjà parlé ici et mais disons qu’il y a clairement eu un avant et un après dans notre vision de l’éducation. J’aime beaucoup cette expression qui dit « on a des principes et après on a des enfants ». C’est tellement vrai pour ma part ! Des principes, j’en trimballais des caisses avant d’avoir des enfants : type : pas de tétine (bah, c’est crade, ça empêche de parler), résultat Jules en eu une jusqu’à ses 3 ans, « moi mes enfants, ils m’écouteront point barre, ce sera comme ça » : résultat, je suis ceinture noire dans la catégorie répétition, chantage et diversion pour être entendue.

Tout ça pour vous dire que je ne savais pas avant d’être passée par là, ce qui allait m’attendre quelques années après. Donc d’abord, conseil numéro 1 aux jeunes parents : dégustez les premiers 15/18 mois, appréciez les encore plus si vous n’avez pas encore de numéro 2. Car après vous passez définitivement de l’autre côté obscur de la force. Oh oui…! Et ce de façon quasi inéluctable sachez-le ! Un enfant, ça vous transforme non seulement physiquement (hein) mais aussi mentalement. Vous visualisez une crêpe qui fait un salto dans une poêle ? Ben nous y sommes, j’ai été cette crêpe et je peux vous confier que je n’ai pas fait dans la dentelle (vous la voyez la jolie métaphore filée ?). Mes principes éducatifs ont volé en éclats, explosé puis se sont désagrégés, à ce jour je n’en ai quasiment plus d’ailleurs.

Un seul subsiste (nan mais quand même oh !!) : je ne transige pas sur le Merci et le Bonjour/Aurevoir. Là dessus, nous n’avons jamais lâché et Dieu sait si le chemin fut et est toujours compliqué. Le reste ? On fait comme on peut et nous nous sommes laissés grappiller par le « laisse tomber, c’est pas grave, ne t’épuise pas », un conseil bienveillant à soi-même que je vous préconise de vous donner ou plutôt que je vous recommande de commencer à envisager pendant la grossesse même. Vous perdrez sans doute moins d’énergie que moi à vous battre contre vos fucking principes.

Passez cette étape « je laisse tomber mes principes » qui peut être mentalement très dur pour les sujets très optus et dotés d’un bel ego comme moi, vous commencerez par accepter que quelqu’un puisse éventuellement vous donner des conseils en termes d’éducation. Certains vont sur les forums, d’autres lisent des blogs pour se rassurer (big up à mes collègues blogueuses qui partagent aussi ce côté obscur de leur vie), ou d’autres encore achètent des livres. Comme moi. Mon choix s’est porté sur ces 3 là en plus de Les psy-trucs pour les enfants de 0 à 6 ans que l’on vient de m’envoyer.

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Quoi vous dire ? J’aurais sans doute du lire ces livres il y a bien longtemps, mais il n’est pas simple d’identifier un problème. On mise d’abord souvent sur le temps pour qu’il arrange les choses. J’entends que la situation était bien trop embourbée pour les comprendre et mettre en pratique certains conseils. J’étais trop lessivée psychologiquement. Curieuse et voulant trouver des solutions à nos conflits permanents, j’ai lu sans pouvoir m’empêcher de me demander néanmoins où se trouvait le curseur entre autorité et cette fameuse discipline positive. Ça personne ne vous l’explique. Je veux bien parler calmement, dire que je ne suis pas d’accord, que l’enfant a le droit d’être en colère tandis qu’il ne veut rien entendre, qu’il se cabre manquant de se cogner la tête dans l’encablure de la porte, se débattant en faisant mine de vous taper. Mais quand cela arrive tous les soirs, la ressource du calme et de la parole s’amenuise fermement. A cela comme réponse, je l’isole dans sa chambre ou son lit en lui rappelant que ce n’est pas bien et qu’il ne faut pas taper, suite à quoi il est capable de revenir pour obtenir ce qu’il veut.  Qui dans ces moments là n’est pas un poil agacée par la situation ? D’autant plus quand il y a un second enfant à s’occuper et qui vous sollicite…..

Bref, que dire de la discipline positive ? Alors que j’en ai sans doute intégré quelques principes puisque désormais j’ai conscience de plus parler, d’expliquer et de plus souvent verbaliser de laisser le droit aux enfants de ne pas être d’accord (je me rends compte le mettre beaucoup en œuvre avec Tom qui est en plein dans le terrible 2), j’ai trouvé ce livre de Jane Nelsen, et je le dis au risque de passer pour une réac, assez compliqué à appréhender et un poil culpabilisant. Comment réussir à parler fermement mais avec bienveillance ? J’aime le principe de la bienveillance mais franchement ce n’est pas super facile comme concept non ? Certains y arrivent naturellement (« en plus tu comprends c’est tellement tendance…. » dédicace à cette maman calme merveilleusement campée par Florence Foresti), et je leur tire mon chapeau, d’autres non comme moi. Bonjour Culpabilité et l’introspection qui te fais te demander pourquoi tu n’as pas patience…Inutile de passer par les chemins tortueux de ton cerveau, la réponse est toute simple : tu n’es pas superwoman et tu as 2 enfants qui ont finalement peu d’écart (2 ans et 8 mois). Point barre. (Nota : même avec un  seul enfant tu as le droit d’être énervée hein).

Les autres livres sont intéressants à avoir sur sa table de nuit pour les consulter quand le besoin s’en fait ressentir, à titre de reminder. Voilà, il n’y a pas de remède miracle aux difficultés d’élever ses enfants. Inspirez vous des livres, laissez vos méninges intégrer ce que vous lisez, tentez des choses à votre sauce en fonction du caractère de votre cher bambin en saupoudrant le tout de no culpabilité et sinon faites vous aider d’une personne extérieure si vous sentez perdre pied. Une bonne consultation chez le psy ne fera jamais de mal hein.

Aller, bonne chance, nous sommes tous dans le même bateau sachez-le !

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5 Comments

  • Reply Johanna

    Merci pour ton article. Ici 3 garcons en 4 ans et moi non plus je n’ai plus de principe et j’ai tendance a etre un peu desesperee en ce moment par leur comportement et par le fait qu’ils n’ecoutent rien. Bon courage a toi

    4 février 2016 at 19 h 53 min
  • Reply Happymarylou

    Complètement d’accord avec toi…! Et ce qui m’inquiète c est qu on dit « petits enfants,petits problèmes… » Grands enfants… » ! T imagine la suite??? C’est dur à accepter mais il faut ossiller entre quelques moments de bonheur intense où ils sont mignons doux et collaboratif beaucoup de moment de galère où ils écoutent rien. Dans le fond, tout cela me fait penser que les humains sont tous de grands « égoïstes » dans l’âme. On tente toujours pour en avoir plus, que ce soit à 3 ans ou à 70 ans! La vie est ainsi faite…! Courage!

    5 février 2016 at 22 h 13 min
  • Reply Marionnette

    Oh oui, on fait comme on peut et c’est très bien d’être un parent suffisant.
    Ici on fait aussi un mélange de conseils, lectures, ressentis.
    Et avoir confiance en soi et bien dans ses baskets ça aide a affronter et rassurer ses enfants.
    Des bises et on se serre les coudes sur le chemin de la parentalité.

    6 février 2016 at 16 h 40 min
  • Reply cha_Mcd

    Merci pour cet article. Ici un petit garçon de 13 mois et nous sommes DÉJÀ dans les crises. Il se cabre sans cesse, crie, me tape le visage quand il n’est pas content en me regardant méchamment oui oui méchamment et ce depuis 1 mois environ. C’est une totale incompréhension pour moi et une énorme culpabilité même si j’essaie de me convaincre que je n’y suis pour rien et que c’est une étape de son développement. Bien entendu je ne laisse pas faire, j’essaie de poser les limites, d’expliquer, de rester calme mais ce n’est pas toujours facile… Je me suis déjà vue agir aux antipodes de mes « principes » pour avoir la paix… Je ne comprends pas ce changement de comportement brutal, il a toujours été très calme, surnommé le Dalaï-lama par La pédiatre, le tranquille par la creche… J’ai l’impression qu’il agit plus comme ça avec moi, réalité ou parano je ne sais pas trop… Son papa n’est pas forcément d’accord! Je me sens tellement impuissante face à ce petit être… Je vais me plonger dans tes lectures conseillées peut être y trouverais-je quelques réponses ou pistes.
    Encore merci à toi pour cette article.

    12 mars 2016 at 16 h 22 min
    • Reply audenozenfants

      merci à toi pour ton commentaire. Comme tu le dis (et dja bien de le savoir) cela fait partie de son comportement et c’est meme normal. cela dit je comprends bien ton questionnement et ton sentiment d’impuissance. Pas simple de donner des conseils car chaque enfant/famille est différent. Tant mieux si mes aventures te rassurent un peu ou te font te sentir moins seule. Je te conseille aussi le lire des livres sur le sujet ou d’en parler au pédiatre, mais ne pense surtout pas etre une mauvaise mère. UN bon conseil que je tente de mettre en oeuvre meme si c’est dur : faire diversion quand une colère survient ou quitter la pièce. Très bon courage !!!

      18 mars 2016 at 14 h 13 min

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