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La claque

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Actuellement mon fils de 3 ans et demi  m’en fait voir de toutes les couleurs. Rappelez-vous, je vous avais déjà parlé de son petit caractère ici. et . A cette époque je pouvais lui trouver des excuses comme le coup de Calgon du terrible Two ou encore l’arrivée de son petit frère.

Mais là je suis désemparée et j’ai quasiment baissé les bras. Capricieux, forte tête, négociateur, enfant gâté, mon fils, me pousse à bout et mes nerfs vivent une période difficile.

Entre lui et moi, tout est sujet à conflit : lui demander de mettre une simple paire de chaussettes peut se transformer en un vrai combat et se solde souvent par une fessée. Ces derniers temps, je donnais au moins deux fessées par jour.

(Si jamais tu t’offusques en lisant ces quelques lignes au sujet de la fessée, je t’invite à venir passer quelques jours à la maison avant d’appeler la DDASS et à ne pas lire ce qui suit, tu risquerais de décrocher ton téléphone dare-dare.)

Sans prévenir, la semaine dernière, ma main est partie….Une claque…..Oui tu as bien lu, une claque. Tant pis si ça choque, j’ai pris le parti d’en parler et j’assume mon geste. Le tout étant de savoir pourquoi j’en suis arrivée là.

5 fessées à répétition n’ont pas suffit à le calmer d’une négociation qui durait depuis déjà plus de 45 min pour aller se coucher. La minute de trop, la fessée de trop, le rire provocateur de trop. Le voir rigoler m’a littéralement fait sortir de mes gonds et cette claque fut ma seule réponse. Ma seule réponse « d’adulte » pour lui montrer qu’à ce petit jeu j’étais la plus forte. Il n’était pas question que je quitte sa chambre sans lui montrer mon autorité sur sa « toute petite » personne.

Inutile de vous décrire dans quel état j’ai rejoint le salon…Imaginez un lion en cage et vous serez proche de la réalité.

Cette claque n’est arrivée qu’une seule fois, jamais auparavant je n’avais eu à l’idée d’avoir recours à ce geste.

En plus de la violence du geste et de la marque furtive qu’elle laisse sur la joue, la claque est aussi un geste profondément humiliant. Je garde encrée dans ma mémoire, cette claque lâchée d’un revers de main (les pires dans l’échelle de l’humiliation) par cette vieille maîtresse alors qu’en CM1 je n’arrivais pas à résoudre un problème de mathématiques (bizarrement j’ai été une quiche en mathématiques toute ma scolarité).

Pour me faire redescendre en pression, avec un ton calme et posé, mon Chéri est venu me dire : »Que tu sois énervée, je le conçois, mais une claque, je ne suis pas d’accord, ne recommence pas ça ».

Il a eu raison et je m’en souviendrai.

Au delà du fait qu’il faudrait que j’arrive à passer plus de temps seule avec lui (ceci est un autre sujet…) mon erreur a sans doute était de prendre l’habitude de mettre en garde mon fils trop souvent et trop gentiment  : « Attention, je vais te mettre une fessée ! », laissant ainsi la place libre à la provocation et au test du « Jusqu’où vais-je pouvoir la mener en bateau ». Je tente donc actuellement d’être plus ferme, je ne lui laisse plus le choix, désormais, je ne préviens plus, s’il n’obtempère pas ce que j’ai MOI décidé, la fessée part. Et je peux vous dire que cette technique, avec quelques jours de recul, porte ses fruits : je crie moins et nos conflits se règlent beaucoup plus rapidement et surtout plus sainement, un simple geste de ma main mimant une fessée semble suffire.

Espérons que cela dure et s’améliore encore….Pas simple d’être parents….Si tu habites Nantes et que tu es constamment en conflit avec ton enfant, que tu ne sais plus quoi faire, sache qu’il existe un lieu gratuit pour les parents au bord du burn out géré par des psychologues qui s’appelle les Pâtes au beurre,  il suffit de pousser la porte. Début mars, un second lieu ouvrira ses portes à Paris dans le 15ème. Big up à Sophie Marinopulos, psychologue, qui est à l’initiative de ces lieux d’accueil. Pour l’instant ici, ça va mieux, mais très honnêtement je n’hésiterai pas à y aller si j’ai besoin d’être conseillée à l’avenir.

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9 Comments

  • Reply Astrid

    Il a poussé le bouchon un peu trop loin et tu as surement effectivement besoin de temps en tête à tête avec lui!
    Pas simple d’être parents…
    Courage ma belle!.

    26 février 2015 at 9 h 55 min
  • Reply mybrouhaha

    Cher Aude,
    J’ai du mal à ne pas réagir à ton article…
    Parce que ma fille de 2 ans et demi me fait aussi sortir de mes gonds par moment, et que moi aussi j’ai pu lui donner des fessées et culpabiliser.
    Mais surtout me rendre compte que ça ne servait à rien de crier, et de taper puisque’au final elle recommençait la provocation, ce qui du coup me forçait à crier plus fort ou monter dans mes menaces… Pour moi impossible de continuer comme ça.
    Je me suis tournée vers la discipline positive en lisant le bouquin de Jane Nelsen chez Marabout, et ça fonctionne très bien avec Mona, et c’est un grand soulagement pour nous.
    Jettes-y un œil peut-être que ça pourra t’aider.

    26 février 2015 at 12 h 00 min
    • Reply audenozenfants

      Roooh merci pour ce gentil commentaire constructif 🙂 et ce bouquin. Je vois bien le soulagement dont tu parles…enfin je l’imagine. Je tente en effet de ne plus crier aussi, j’ai tenté ce matin, alors qu’il ne voulait plus marcher et qu’il voulait que je le porte, l’expérience de lui parler les yeux dans les yeux à son niveau….ça a fonctionné, je n’étais pas peu fière de moi…Bonne soirée (je file voir ce bouquin)

      27 février 2015 at 0 h 01 min
  • Reply Catherine

    Bonjour, je suis maman d’un petit garçon de 3 ans dont le caractère s’est affirmé assez violemment depuis 6 mois, à cause de l’âge, à cause de la vie et de ses heurts, et parce que c’est lui, tout simplement. Je me reconnais dans ton texte, pas dans les gestes parce que je ne suis jamais allée jusque là (mais j’ai tapé la main ou la cuisse par réflexe en retour de tape, oui), mais ça n’est pas pour cela que je n’en ai pas eu envie ou besoin, à bout d’argument et de paroles. En revanche, j’ai crié, je crie, énormément, terriblement, et le désarroi m’a gagné lorsque j’ai repensé à ce que cela me rappelait de… ma mère. Et surtout en constatant que cela ne résolvait rien, et que ça me mettait dans un état effroyable alors que mon petit garçon, lui, faisait semblant de ne pas m’entendre.
    Moi aussi j’ai trouvé des réponses dans La Discipline positive et je te le conseille : cela n’a pas révolutionné notre quotidien, mais je sens que cela m’apporte des clés, des béquilles, des trucs et du recul. Voilà, pas de miracle, on avance au jour le jour avec nos petits chéris, mais certaines pistes peuvent être données par ces ouvrages (honnêtement pas forcément agréables à lire car souvent naïfs dans les exemples ou le langage, mais il faut dépasser cela). A lire aussi : Éduquer sans punir.

    27 février 2015 at 14 h 01 min
    • Reply audenozenfants

      Bonjour Catherine, en effet pas simple…merci pour ton commentaire et l’idée du livre, ça me donne envie de comprendre en effet certaines choses….evidemment qu’il y a un rapport à notre propre enfance dans tout cela…le tout étant d’abord d’en avoir conscience pour ensuite modifier notre façon d’agir…bon courage !

      27 février 2015 at 14 h 17 min
  • Reply Home Sweet Môme

    Je suis archi contre les fessées et les claques, pour tout un tas de raisons, mais attention je ne jugerai pas un parent en tant que tel sur l’unique fait qu’il utilise ces pratiques et je ne prétends pas que je tiendrai le coup toute ma vie de maman ! Je sais comme c’est dur, notamment avec ma grande qui est parfois infernale depuis la naissance de sa petite sœur. Nous ne l’avons ni giflée, ni claquée, mais par contre nous avons eu des mots très durs et avons crié bien plus que je ne l’aurais souhaité ! Mais c’est comme ça, on fait comme on peut, avec ce qu’on est et il est souvent difficile d’atteindre le modèle qu’on a en tête.
    Le livre de Filliozat J’ai tout essayé, m’a souvent bien aidé pour comprendre ma fille, ne pas prendre pour moi ce qu’elle peut dire ou faire au moment des crises et pour trouver les bons mots. Mais ce n’est pas non plus un remède miracle. Je crois que quand je m’énerve trop contre ma fille, la seule chose qui peut vraiment aider c’est de prendre du recul, aller dans une autre pièce, respirer un coup et revenir un peu plus calme. Et comme je l’ai dit plus haut, ne pas prendre tout cela pour soi. Un enfant aime profondément ses parents, par nature. La provocation, les conflits, les négociations sont bien souvent la manifestation de quelque chose qui ne va pas (et encore une fois, c’est le cas aussi chez moi avec ma grande, donc pas de jugement derrière ce que je dis !)
    J’ai vu une psy de la PMI en octobre, car nous craquions. Elle nous a dit des choses assez basiques comme le fait qu’il fallait que je passe des moments de tête à tête avec ma fille. Pas forcément des grosses sorties, mais au moins des petits moments à toutes les deux, régulièrement. Depuis je le fais et ça va un peu mieux. Mais je sais que c’est difficile de trouver le temps. Pourquoi ne pas tenter de le faire le week-end ? Quitte à ne pas être à 4 tout le temps et s’octroyer des moments en binômes ?
    Concernant les lieux d’écoute, il y a aussi la maison verte (ou maison Dolto) dans le 15ème, gratuite et avec un accueil anonyme.
    J’arrête mon roman et bon courage !

    3 mars 2015 at 13 h 44 min
    • Reply audenozenfants

      Merci pour ton commentaire 🙂 En effet, depuis quelques jours je tente la technique de ne plus trop crier, de lui expliquer que ce sont papa et maman qui décident, que lui peut décider ce qu’il veut avec son doudou par ex. Je lui explique que je n’aime pas crier et que ce n’est pas bien de faire des caprices. Je le puni calmement et lui demande de réflechir…C’est vrai que s’énerver ne sert à pas grand. Il a fallu que je le constate pour le savoir. Chacun fait comme il peut comme tu le dis si bien. Le tout étant de ne pas rester statique et de chercher à comprendre. On en apprend tous les jours…Bon courage à toi également avec tes 2 petites 🙂 bise

      3 mars 2015 at 14 h 42 min
  • Reply Sophie

    Ah la la cet article j’aurais pu l’écrire tellement j’ai vécu la même chose avec mon fils. De ses deux ans et demi jusqu’à presque 4 ans on a vécu dans un conflit permanent avec lui! C’était la guerre pour tout, l’opposition totale face à nous, des colères et des caprices, des couchers qui duraient des heures (parfois à minuit il ne dormait toujours pas!). On criait, on donnait des fessées et j’ai aussi giflé une fois… J’ai compris que j’étais à bout à ce moment là! Je ne supportais plus ce climat dans la maison, j’avais toujours l’angoisse au ventre quand j’allais le chercher à l’école tellement je redoutais d’être de nouveau confrontée a une crise! En gros je n’arrivais même plus à profiter des bons moments avec lui… Je ne supportais pas non plus que sa sœur assiste à ca alors qu’elle n’avait même pas un an. On a donc décidé de consulter une psy pendant quelques temps. En tout il a fait 5 séances et nous une. Ca nous a fait un bien fou… Nous d’être compris et lui de pouvoir parler a cette gentille dame. Il en est ressorti que beaucoup de choses devaient changer a commencer par nous. Arrêter de crituquer les mauvais comportements sans cesse, mettre l’accent sur les bonnes attitudes, ne pas crier, ne plus lever la main… Bref l’éducation positive et non violente! Ca n’a pas été evident et parfois quand la fatigue s’installe on repart dans de mauvais chemins mais on arrive vite à recadrer la situation et aujourd’hui c’est vraiment incroyable la différence!! Les fessés ont du arriver peut être une ou deux fois en 6 mois, le calme est revenu. Et aussi on arrive à se dire que parfois le rapport de force ne nous mènera nulle part… Il n’y aura pas de gagnant mais que des perdants alors on apprend aussi à lacher prise sur certaines choses ce qui permet de vraiment mettre l’accent sur celles qui sont pour nous essentielles.
    Bref c’est vraiment des périodes affreuses à vivre mais il faut prendre du recul, une bonne bouffee d’air et essayer de repartir sur de bonnes bases en le lui disant, « a partir d’aujourd’hui mon chéri c’est terminé les cris, les colères et les caprices, c’est interdit dans cette maison! » D’avoir afficher les règles de la maison dans la cuisine à sa portée et en images a bien aidé aussi… En tout cas courage!!!

    4 mars 2015 at 8 h 01 min
    • Reply audenozenfants

      bonsoir Sophie, ça fait du bien de ne pas se sentir seule en effet. Je comprends aussi très bien quand tu racontes que tu en avais un nœud au ventre. J’appréhende désormais un peu d’aller le chercher à l’école, je suis fatiguée de gérer les crises, temporiser ou négocier pour rentrer dignement à la maison…c’est épuisant. Je pense souvent à ce enfants « faciles » qui acceptent gentiment et avec joie des activités qu’on lui propose. Pour l’instant, je tente de ne plus m’énerver, de discuter avec lui , lui expliquer les choses les yeux dans les yeux et avec des livres. Sinon, je pense consulter en effet si le « combat » continue. Merci pour ton commentaire.

      4 mars 2015 at 21 h 16 min

    Répondre à audenozenfants Cancel Reply